Choisir Odoo est une décision importante. Choisir ceux qui vont vous aider à le mettre en œuvre l’est tout autant.
Odoo peut aujourd’hui couvrir une grande partie des processus d’une entreprise : CRM, ventes, comptabilité, achats, stocks, projets, ressources humaines, production, e-commerce …
La plateforme est modulaire, accessible et peut être mise en route très rapidement.
Et c’est peut-être justement là que se trouve le piège.
Parce qu’il est possible de créer une base Odoo en quelques clics, on pourrait penser que l’implémentation d’un ERP est devenue presque aussi simple.
Ce n’est pas le cas.
Un ERP ne se contente pas d’installer des applications. Il doit traduire la manière dont une entreprise travaille, faire circuler correctement ses données, connecter différents métiers et, surtout, être adopté par ceux qui l’utiliseront chaque jour.
Entre un Odoo techniquement opérationnel et unOdoo réellement utile à l’entreprise, il y a donc une étape essentielle : le projet d’implémentation.
Et c’est précisément là que le choix de votre partenaire prend toute son importance.
Avant de configurer Odoo, comprendre votre entreprise
Un projet ERP commence rarement par une question technique.
Il commence plutôt par des questions très simples.
Comment transformez-vous une opportunité en commande ? Qui valide un devis ? Comment gérez-vous vos achats ? Quand une prestation devient-elle facturable ? Comment gérez-vous une exception ? Quelles informations sont aujourd’hui encodées plusieurs fois ?
Ces questions permettent de comprendre les processus réels de l’entreprise.
Et parfois, elles en amènent une autre, beaucoup plus intéressante :
Pourquoi travaillez-vous de cette manière ?
Certaines règles répondent à de véritables contraintes métier. D’autres existent simplement parce qu’un ancien logiciel, un fichier Excel ou une organisation historique a imposé cette manière de travailler.
Le rôle d’un partenaire ERP n’est donc pas simplement d’écouter une demande puis de la reproduire dans Odoo.
Il doit aussi être capable de la challenger.
Un changement d’ERP est une occasion rare de remettre certains processus à plat, de supprimer des doubles encodages et de simplifier ce qui peut l’être.
Le premier travail d’un bon intégrateur n’est donc pas de configurer Odoo.
C’est de comprendre ce qu’il faut réellement configurer
Standard, configuration ou développement : savoir faire les bons arbitrages
Odoo offre de nombreuses possibilités de personnalisation.
Et face à une demande métier spécifique, la tentation du développement peut rapidement apparaître.
Pourtant, développer n’est pas toujours la meilleure réponse.
Chaque développement spécifique doit ensuite être documenté, testé, maintenu et vérifié lors des futures évolutions de la plateforme.
C’est pourquoi nous privilégions chez Ainos une approche simple :
Standard d’abord. Configuration ensuite. Développement lorsqu’il apporte réellement de la valeur
Prenons un exemple.
Un utilisateur demande un écran ou un processus particulier parce qu’il fonctionnait ainsi dans son ancien ERP.
La première question ne devrait pas être : « Combien de jours faut-il pour le développer ? »
Elle devrait être : « Pourquoi en avez-vous besoin ? »
Il arrive alors que le standard Odoo apporte déjà une réponse différente, parfois plus simple. Une configuration peut également suffire. Et dans certains cas, le processus lui-même peut être repensé.
À l’inverse, lorsqu’une particularité constitue réellement un avantage métier ou répond à une contrainte spécifique de l’entreprise, le développement prend tout son sens.
Le rôle du partenaire est précisément d’aider l’entreprise à faire cette distinction.
Et parfois, la meilleure recommandation d’un intégrateur est de ne rien développer.
Faire les bons choix techniques … sans complexifier inutilement
Tous les projets Odoo ne nécessitent pas la même architecture.
Pour certaines entreprises, Odoo Online répond parfaitement au besoin. D’autres auront besoin d’Odoo.sh pour intégrer des développements ou disposer de davantage de flexibilité. Certains contextes nécessiteront enfin une installation On-Premise.
Le choix dépend des besoins fonctionnels, des intégrations, des exigences de sécurité, des contraintes d’hébergement et du niveau de personnalisation attendu.
Là encore, la solution la plus sophistiquée n’est pas nécessairement la meilleure.
Une architecture plus complexe implique généralement davantage de maintenance, de compétences et de coûts.
Le bon choix consiste donc à retenir l’architecture dont l’entreprise a besoin aujourd’hui, tout en conservant la capacité d’évoluer demain.
Cette réflexion concerne également les intégrations avec les autres composants du système d’information.
Car déployer un ERP ne signifie pas nécessairement tout remplacer.
Odoo devra parfois dialoguer avec un site web, une solution métier, une plateforme logistique, un outil de Business Intelligence ou d’autres applications déjà présentes dans l’entreprise.
Le partenaire doit donc comprendre Odoo, mais également la place qu’il occupera dans l’écosystème informatique global.
Un ERP n’est réussi que lorsque les utilisateurs se l’approprient
Nous pouvons configurer le meilleur environnement Odoo possible.
S’il n’est pas utilisé correctement, le projet est un échec.
C’est une évidence que l’on oublie encore trop souvent dans les projets ERP.
La réussite ne se joue donc pas uniquement pendant les ateliers de cadrage et les phases de configuration.
Elle se prépare également avec les futurs utilisateurs.
Les équipes métier doivent pouvoir tester leurs processus avant la mise en production, vérifier les cas réels, identifier les incompréhensions et se familiariser progressivement avec leur nouvel environnement.
Certains utilisateurs jouent d’ailleurs un rôle particulièrement important : les Key Users.
Ils connaissent le métier, comprennent les besoins de leurs collègues et deviennent progressivement le relais entre les utilisateurs et l’équipe projet.
La formation ne devrait donc pas être considérée comme la dernière tâche du planning, organisée quelques jours avant le démarrage.
L’adoption fait partie du projet dès le début
Et là encore, le partenaire ne doit pas seulement transmettre une connaissance du logiciel. Il doit aider les utilisateurs à comprendre comment leurs processus vont désormais fonctionner dans Odoo.
Le Go-Live n’est pas la ligne d’arrivée
Puis vient le fameux jour du Go-Live.
Les données ont été reprises. Les utilisateurs sont formés. Les derniers tests sont terminés. Odoo passe en production.
Projet terminé ?
Pas vraiment.
Les premières semaines révèlent souvent des ajustements qui n’étaient pas visibles pendant les tests. Les utilisateurs gagnent en expérience et de nouveaux besoins apparaissent.
Puis l’entreprise elle-même continue d’évoluer.
Un nouveau processus apparaît. Une activité se développe. Une nouvelle intégration devient nécessaire. De nouveaux collaborateurs arrivent. Et Odoo, lui aussi, continue d’évoluer avec de nouvelles versions et de nouvelles fonctionnalités.
Un ERP est donc rarement un projet que l’on termine puis que l’on oublie.
C’est un outil qui accompagne l’entreprise dans la durée.
Le rôle du partenaire évolue alors : support, optimisation, nouvelles fonctionnalités, accompagnement des utilisateurs, préparation des migrations ou simplement conseil lorsqu’un nouveau besoin apparaît.
Le meilleur signe de réussite n’est d’ailleurs peut-être pas que l’entreprise appelle régulièrement son intégrateur.
C’est qu’elle devienne progressivement autonome sur ce qu’elle peut gérer elle-même, tout en sachant qu’elle dispose d’un partenaire lorsqu’elle en a réellement besoin.
Alors, comment choisir son partenaire Odoo ?
La certification et le statut de partenaire Odoo constituent évidemment des indicateurs importants. Ils attestent d’une connaissance de la plateforme et d’une relation avec l’éditeur.
Mais ils ne racontent pas toute l’histoire.
Un projet ERP demande également de la compréhension métier, une méthodologie, des compétences techniques, de la gestion de projet et surtout une capacité à accompagner le changement.
Avant de choisir votre partenaire, intéressez-vous donc aussi à sa manière de travailler.
Cherche-t-il d’abord à comprendre vos processus ? Est-il capable de challenger une demande ? Privilégie-t-il le standard lorsque celui-ci répond au besoin ? Vous explique-t-il les conséquences d’un développement spécifique ? Pense-t-il à l’adoption et à l’après Go-Live ?
Et peut-être une question encore plus simple : êtes-vous à l’aise à l’idée de travailler avec cette équipe pendant plusieurs années ?
Parce qu’un projet ERP est autant une aventure humaine qu’un projet technologique.
Choisir Odoo est le début de l’histoire
Dans notre précédent article consacré au choix d’un ERP, nous expliquions que le véritable intérêt d’Odoo n’était peut-être pas qu’il puisse tout faire, mais que vous n’étiez pas obligé de tout faire dès le départ.
Il en va finalement de même pour son implémentation.
Un bon projet ne cherche pas nécessairement à construire immédiatement l’ERP parfait.
Il cherche à construire le bon socle, à le faire adopter et à le faire évoluer progressivement avec l’entreprise.
Chez Ainos, c’est ainsi que nous envisageons notre rôle : comprendre avant de configurer, challenger avant de développer et accompagner avant, pendant et après le démarrage.
Car finalement : choisir Odoo, c’est choisir une technologie.
Choisir son partenaire, c’est choisir la manière dont cette technologie va devenir votre ERP.
Vous envisagez Odoo ou vous vous interrogez sur la manière de faire évoluer votre environnement actuel ?